mercredi 1 juin 2011

Ultra Trail de Cote d’Or le 28 Mai 2011

Un jour particulier, une distance nouvelle, une belle journée espérée.

Au programme du premier ultra trail de Côte-d’Or, entre Chagny et Marsannay la Cote , quelque 90 km, 3 000 m de dénivelé positif, 190 partants, 39 équipes en relais de 4, un départ de nuit, deux département au programme, la traversée de village viticole qui font rêver le monde entier comme Puligny- Montrachet ; Auxey Duresses ; Pommard ; Pernand Vergelesses ; Morey St Denis ; Chambolle Musigny ;Gevrey-Chambertin ;  Marsannay la Cote   puis un passage obligé par les combes à traverser de haut en bas , de bas en haut…
Récit d’un jour de course :

2H30

La nuit est difficile, je tourne , je vire, le cerveau réfléchi entre tactique et incertitude, envie et peur…Du coup je me lève avec un peu d’avance sur le réveil. La maison dort, seul je déjeune mon gâteau sport, avec un grand thé au miel.

2H50

Il est temps de s’habiller. La météo annonce du soleil toute la journée, pas de pluie. Par contre la température matinale est fraiche avec 6°C  au thermomètre. Décision est prise, short trailer, maillot R-Dry manche courte, manchette, casquette. Une tenue dans le sac à dos pour ma femme qui viendra me retrouver au ravito du km66 ou je devrais être vers 11h30.Le but est de changer de maillot afin de finir avec le maillot Team 2011 plus léger et plus respirant, idéale avec le soleil de l’après midi pour clôturer l’épreuve.

3H00

Je prends mon sac Olmo 5L, direction la voiture pour me rendre sur le lieu du départ, Chagny(71) qui se trouve à 40min de la maison. Je profite de ce temps pour écouter de la musique et ainsi me détendre un peu.

3H35

Arrivé à la salle des Fêtes ou attende déjà un bonne parti de participants dont certains on prit la navette de Marsannay qui partais à 2h du mat. Je fais le tour du regard cherchant des têtes connu,  notamment Reynald(21) du Team que je sais inscrit. Personne à l’horizon. Petit tour part les toilettes avant de rejoindre la ligne de départ.



3H55

Petit mot de l’organisation ainsi que du Maire de Chagny. Petite musique dans la ville endormie.

Petite photo souvenir dans le journal local afin d immortalisé le départ de cette première édition 2011 .








4H00

GOOOOOOOOOOOOO !!!!!

Les fauves sont lâchés à la lueur des frontales.
Une traversé rapide de la ville, du fait que les concurrents du relais partent avec nous. Je suis  partagé entre envie de suivre la cadence des premiers ou ralentir par précaution afin de finir l’épreuve. Physiquement je sais que je suis prêt, mentalement j ai envie de me faire plaisir. Une inconnue aujourd'hui, la distance qui est nouvelle pour moi. Malgré cela je me dis que puisque les sensations sont bonnes autant avancer tout en gardant du jus, un mix qui j’espère me permettras de franchir la fin du parcours annoncé très difficile surtout avec la fatigue.
Apres avoir traversé Corpeau, on passe dans les rangs de vignes ou les premiers, pris part leur vitesse, commence à faire du jardinage. On passe Puligny Montrachet pour commencer à monter sur la Côte Bourguignonne que nous ne quitterons plus de la journée .

5H00

1 heure de course, 12km de passé. Il fait toujours nuit, le ciel est clair, les étoiles brillent, il fait froid avec un petit vent qui disparait dans les parti en sous bois. L’allure est rapide mais pas soutenue. Je me retrouve assez vite seul, avec de temps à autre un relayeur qui me passe.
Le premier ravito d’Auxey arrive, il y a uniquement de l’eau à ce poste. Je décide de ne pas m’arrêter. Même si je bois régulièrement, vu le rythme, j aurais assez  pour rejoindre le prochain, autant avancer pour l’instant. Je n’oublie pas pour autant de me nourrir car la journée va être longue. Perso, le but est de franchir la ligne d’arriver et si possible en 11h maxi. Cette course me sert de préparation pour l’objectif de fin de saison qui sera l’Endurance Trail des Templiers en Octobre.

6H00

Les jambes vont bien.
Le soleil fait parti du paysage maintenant.
Cinq minutes auparavant, le deuxième ravito m’a permis de faire le plain des bidons. Un avec de l’eau, l’autre en produit énérgétique. Quelques morceaux de bananes et un peu de raisins secs, même si je n’ai pas spécialement faim, je préfère prévenir et anticiper…. J ai une petite gêne au petit  orteil du pied gauche qui me chatouille depuis le départ mais  le mentale suit bien. Pour l’instant rien d inquiétant , surement une ampoule .Si la douleur persiste , je profiterais d’un prochain ravito pour me soigner. Je reste concentrer sur mon objectif qui est de franchir la ligne, rien d autre. Je profite du paysage au lever du jour et du calme de la campagne. Je sais que je suis en avance d’une heure sur le timing prévu. Malgré cela, je reste à mon rythme de croisière sans chercher non plus à forcer mon allure dans le faux plat montant .Le but avancer sans se mettre à la planche.



7H00

35km de parcouru depuis le départ, je n’en reviens pas en regardant ma montre. Je suis souvent seul, et je profite à fond des paysages. On a vu au loin Beaune avant de passer au ravito d’eau km 31 à Savigny les Beaune. Là aussi je fais l’ impasse, buvant juste un peu d’eau sur place avant de repartir vers la suite de l’aventure. Ma douleur à l’orteil à dispararu. Dans la montée qui suit je suis accompagné par un spectateur avec qui on fait la discussion avant de repartir à travers chemins. J aime cette esprit qui entoure ce sport qui le notre. Les gens sont ouverts, serviables,  détendus.

8H00

On a passé le quatrième ravito complet depuis deux km. Les spectateurs matinaux nous encouragent, cela donne du baume au cœur. J’en ai profité pour faire le plein de gazole, manger comme précédemment banane et raisins secs.
Déjà 4 heures que je cours entre route, chemins, bois. Pour l instant pas de grosse difficultés rencontrer. Les jambes sont bonnes, la tête suit. Je pense aux miens qui vont se réveiller, avant de venir me rejoindre . D’ailleurs il va falloir que je téléphone à ma femme, car mine de rien avec cette avance, si elle vient à l’heure prévu hier soir, il sera trop tard. Et puis cela fera du bien d’entendre sa voix au téléphone avant de les voir.



9H00

Ravito d’eau de Segrois passé, il y a environ trois kilomètres. Je sais que maintenant les choses sérieuses vont commencer. Le gros du dénivelé et les difficultés vont s’enchainer les unes après les autres. Le but est prendre sont temps calmement s’en s’occuper des concurrents qui pourrait venir me doubler. En même temps on court seul, il y a un moment que j ai pas vu quelqu’ un qui fait l’Ultra. Les seuls concurrents que je vois et qui me double sont ceux du relais qui sont plus frais donc on un rythme plus rapide. La plus part lance un encouragement, certains prennent même le temps de discuter  avant de repartir, c’est agréable.
Je profite d’une montée pour téléphoner à la maison. J’ informe ma femme de la situation. Rendez vous pris pour 10h30 au ravito du km 66  sur les hauteurs de Morey St Denis.



 
10H00

On traverse la forêt  de Mantua puis les montées techniques à travers la combe Ambin s’enchainent. Nous obligeant à pour l’une d’elle à grimper à l’aide d’une corde pour pouvoir accéder à la suite du programme. Je trouve cela limite dans le sens ou il n’y a pas de secouriste ou d’assistance pour aider une personne en difficulté sur ce passage ??Puis il faut descendre, et là la difficulté est identique. Impossible de courir dans tous ces gravas, racines ou là pente est bien raide. Le mot d’ordre est patience et vigilance. Evité la blessure idiote, ou la chute.







10H45

Apres une nouvelle descente , on arrive à un croisement de chemin à traveers la combe.Trois benevoles font le pointage avec une question qui me fait rire sur l’instant.
- A gauche en montant suite du parcours ou à droite en bas après 300m  ravito !
Je les regarde avec un sourire de surprise :
-          Vous êtes dur en affaire, pour moi ravito. Et il faut remonter pour continuer la course ?
-          Oui, me dit il .
-          C’est une blague ?
-          Non
Du coup, je descends, d’autant plus que femme et enfants sont là bas à m’attendre. Il y a quelques spectateurs qui applaudissent et m’encouragent. Je cherche les miens. Et là , je vois avec bonheur mon petit bonhomme de 4 ans piqué un sprint avec son petit sac à dos, la relève ;-)).. ?? . Je suis obligé de prendre sur moi pour ne pas pleurer de joie .Il me saute dans les bras avec de gros bisous. LE BONHEUR.
Et il me dit tout heureux de me voir :
-          Bonne Anniversaire mon papa !!
Quelle belle journée !! Même si elle est loin d’être terminer sportivement, ces instants là son unique dans la vie. Je rejoins ma femme et mes deux autres enfants qui en feront de mêmes. Je suis émus et heureux.
Un dernier effort afin de gravir le 1m de D+ pour accéder au ravito qui fera râlé plus d’un concurrent. Je fais  le plein, me ravitaille, change de maillot. Un dernier bisous, et je repars booster et sur motiver. Au programme 26 km à travers les combes de la Côte de Gevrey Chambertin, Fixin .


11H00

Apres avoir quitté le ravito, il fallait donc remonter afin de se retrouver sur une route qui elle redescendait. Je croise deux personnes qui gentiment me disent de tourner dans 300m sur la gauche car la bifurcation n’est pas très visible. Je prends note, continue mon effort. J’arrive un endroit ou il faut à nouveau faire de l’escalade pour poursuivre son chemin. Je grimpe, court , mais je suis perplexe, plus de rubalise, de peinture au sol pour indiquer le chemin ?? Je decide de faire demi tour. Je retrouve la route et du coup redescend plus loin avant de trouver le bon passage. Je me dis qu’il va falloir être un peu plus attentif et ce concentrer. Un chemin à travers bois en faux plat. Je decide de marcher . Je reçois un appel, je réponds, discute brièvement. Puis, idem, plus de signe visible de la suite du parcours. Demi tour. 

Patatra.

Je chute en prenant les pieds dans une racine. Rouler bouler par terre. Cheville foulée !! Mais ça va. Je me rassemble en colère et je repars en retrouvant mon chemin. La cheville me tire un peu mais rien d’inquiétant. Les kilomètres passent et là douleur disparait. Deux fois que je me trompe en moins d’une demi heure. Il faut vraiment que je reste concentrer sur ma course, car avec la fatigue , j aurais pu me blesser, et il n'en est pas question. Je veux finir cette course, et sans blessure.
Encore quelques grimpettes et descentes techniques dans la combe. Cette fois je ne suis plus seul, les participants du 45 km finissant sur le même parcours que nous. Cela permet d’avoir un peu de compagnie bien agréable. On attaque les 5 derniers km dans une longue qui débute par un pierrier . 

PATATRA ,

Je me tords à nouveau la cheville.
 Deux concurrents font demi-tour averti par mon cri. Bien gentiment, ils me proposent un strap que je refuse en les remerciant. La douleur n’est pas vive. Je marche deux trois minutes avant de repartir en trottinant. Pas de douleurs. 

12H00

Une indication au sol : 2km 

On voit Marsannay la Côte à la fin de la descente en sortant du bois. Les émotions et la joie commence à m’envahir. Je regarde ma montre une dernière fois. Une petite bosse histoire de nous rappelé que se n’est pas encore fini avant d’être dans les rangs de vigne .Puis on rentre dans les rue de Marsannay ou les gens applaudissent. Gauche. dans 50m à droite . On entend le speaker. Dernier virage. Les barrières, les spectateurs, la joie d’avoir réussi. Je cherche ma famille des yeux. Ils sont là tout sourire. Je proposer à mon petit dernier de venir courir avc moi pour franchir la ligne , mais il est intimidé. Je repars faire les dernières mettre heureux de franchir la ligne sous les applaudissement des spectateurs.
Quel belle journée, pleine d’émotion positive .Un paysage traversé magnifique. Un plaisir intense.




On notera que ce sont deux régionaux, Raphaël Guillé heureux et premier surpris de sa victoire en 8h19’30’’(photo ci-dessus) et Véronique Bornel(11h53’07’’), qui ont remporté la première édition de l’Ultra Trail de Côte-d’Or, hier, à Marsannay la Côte.

Pour le Team
On notera la belle perf de Jérémie Ruez sur le 45 avec une 14ème place scratch / 4ème senior en 4h24’20
Sur l’Ultra :
♦Rodolphe D(21) est 87ème /60V en 12h46
♦Reynald B(21) est 15ème /9ème V en 10h23’34 ‘’
♦Denis F(71), je suis 13ème /8ème V en 10h11’28’’


Maintenant place au repos avant de nouvelles aventures ;-))…




dimanche 17 avril 2011

Trail du Mont Avril à St Desert (71) le 17/04/2011


Quel dimanche 











La journée commença à 7h25 avec le réveil qui sonne ;-(
 

Je vais réveiller mon fils venu en vacances, qui désire venir avec moi .  

Petit déjeuner pris, affaires préparées la veille afin de ne pas oublier ou stresser au dernier moment , il est temps de se mettre en route afin de récupérer Florian P du Team sur notre route.  

20min plus tard, on arrive au point de rencontre prévu avec Florian puis direction Saint Désert qui se trouve à un quart d’heure de Chalon sur Saône, sur les coteaux vallonnés .  

Nous arrivons sur place avec un grand soleil malgré un température encore fraiche (puisqu’ il n’ y a que 6 petit degré alors qu’ il est 8h45).Mais ils annoncent des températures plus chaudes pour le reste de la journée, donc patience.  

Direction la salle des Fêtes afin de récupérer nos dossards ainsi qu’une bonne bouteille de Vin local, à boire avec modération et quelques potes ;-))..  

Le temps est venu de se préparer tranquillou, car si je suis bien réveillé, je suis encore en train de bailler, pas pressé d’aller m’ échauffer. Le départ va être rapide ; La course commence avec les participants du 10 km, il est donc préférable de le faire afin de ne pas être trop dans le rouge ou de se blesser, et ça m’aidera peut être à sortir de mon état de bailleur professionnel matinal.  

Vient l heure d être derrière la ligne pour un départ prévu à 9h30.  

Quelques mots d' usage des organisateurs, qui nous indiquent un changement au niveau des premiers km par rapport à l’année passée afin d' être plus trail puisqu’ ils ont supprimé une portion de route, tant mieux !!

9h30 : FEU, au starter du pistolet !!

Les fauves sont lâchés à grande vitesse comme prévu dans les rues de St Désert.

On part en descente avec des changements de direction gauche droite …. Avant de passer sous la voie express ou se trouve la nouvelle partie du circuit. Une montée sèche dans le vignoble avant de tourner à gauche pour reprendre à nouveau une deuxième montée courte qui déjà, permet aux premiers de mettre les voiles et ainsi étirer le peloton du 10 et 25 sans savoir qui court quelle distance.  

Je reste attentif à une ou deux têtes connues dont Philippe Emorine vainqueur en 2010, mais je me concentre sur mes sensations afin de ne pas exploser car la fin avec la montée du Mt Avril et la dernière grimpette à 2 km de l ‘ arrivée demanderont de la fraicheur, et pour cause…

Après 5/6km, la bifurcation du 10 et du 25 arrive, je compte 6 concurrents devant moi, cool. Je me concentre avec pour objectif d’améliorer surtout mon temps de l’année passée qui était de 2h08.  



Viennent les chemins blancs, en faux plat avant de descendre sur Sermesse vers le km 10. De là, on repart en forêt avec une nouvelle montée sèche courte mais qui m’oblige à marcher l’espace d’un moment afin de ne pas me mettre en surrégime. De là, on court en sous bois avec un peu de fraicheur car la température a remonté depuis notre départ.  

Je me retrouve seul, n’entendant plus le souffle de mon poursuivant derrière moi. Je me concentre sur le parcours afin de ne pas me tromper de chemin comme nous le dira le futur vainqueur qui a fait du coup 1km600 de plus.  

A la sortie du bois, je repère un concurrent que j’avais perdu de vu. Il me reste 13 km, objectif le reprendre en profitant des descentes .Une fois avec lui ,on collabore rapidement puisqu’il sait que je suis V1 et lui Senior , donc aucune raison de se faire la guerre. Autant courir ensemble, et essayer de rattraper un ou deux adversaires qui ne sont pas trop loin de nous. Il me dit qu’il y a devant nous trois V1 et un seul Senior, donc je commence à me dire qu’un podium V1 peut être jouable. D’autant qu’il dit avoir remarqué que celui qui est actuellement 4ème à du mal en bosse. Je me mets dans la roue (pied) de Maxime, mon futur compagnon de route qui se prépare pour un marathon, ce que je comprends vite , car sur les quelques portions de plat, on est à 16/17km heure. Je commence à me demander si je vais pouvoir tenir longtemps, mais en même temps je me sens bien, donc autant suivre et profiter de cette aide précieuse.

 



On arrive au pied du Mt Avril avec une première partie raide qui nous oblige à marcher. Notre lièvre en visuel qui recule au fur et à mesure qu’on monte, ne résistera pas à notre progression. Puis la pente se fait moins raide, nous permettant de recourir vers la fin de cette côte avec un nouveau lièvre de luxe : le troisième qui n as pas l’air d’être au mieux dans la montée. Il arrivera tout de même a basculé avant nous. Je profite de cette descente en trois parties pour dans un premier temps souffler. Je laisse quelques mètres à mon binôme. Dans la deuxième partie je rejoins Maxime sur un léger replat descendant avant de rejoindre St Désert où il faudra faire le tour du village avec un côte d’ environ 800m qui nous amènera sur un faux plat montant puis descendant à l arrivée. Et dans cette dernière portion descendante, je passe mon compagnon qui comprend mes intentions de partir en chasse, et surprise, il m encourage même, quel fairplay de sa part, vive le trail !!
 

Je me retrouve avec en point de mire mon nouveau lièvre qui en cas de dépassement m ouvrirait l’accès au podium…Arrive la dernière montée, je suis gonflé à bloque, avec pour motivation mon fils à l’arrivée, mes souvenirs de vélo. Il faut que je cours dans cette bosse pour le reprendre, quitte à exploser, mais je me dois d’essayer de me mettre à la planche, chose que je n’arrive plus à faire en trail alors qu’en cyclisme ça ne me posait pas de soucis.
 

Surprise, il marche, ce qui me permet de revenir assez vite sur lui. Je décide de jouer malin en restant calé derrière, ce qui indirectement le pousse à recourir, je suis prêt au cas où.
 

 Allez, Allez !!!
 

 On arrive à la fin de cette côte, un virage à droite puis je tente ma chance en accélérant sèchement afin de ne pas lui donner l’occasion de me suivre, et ça fonctionne.
 

Le deuxième est du coup juste devant moi, il se retourne et comprend la situation. Il relance en accélérant son allure. On court a 21 km/h dans ce long faux plat descendant d’un kilomètre qui nous conduit à la ligne d’arrivée.

Je sais que mon fils est à 50m de la ligne, il est tellement surpris de me voir, qu’il n aura pas le temps de me prendre en photo . Son air étonné mais fier me fait rire.

Je franchis la ligne en 1h56m42s, heureux troisième au scratch et 2ème V1.
 

L’homme fort du 25km, Jérémy Comte, termine facilement en 1h50 avec 1km600 de plus à son compteur(montre) suite à son erreur de parcours . Il améliore le chrono de l’épreuve de 12 min au passage, chapeau !! Il n’aura jamais été inquiété par ses adversaires, tellement il était facile (record de 33’ au 10km cette année). Etant en tête dès le début (même devant les concurrents du 10 km) à la fin.
 

Philippe Emorine, deuxième et premier V1, vainqueur en 2010 finit en 1h56m29s , 13 seconde devant moi. On améliore nos chronos de 6 min pour lui et de 12 min pour moi par rapport à 2010.
 

On peut noter la bonne perf de Jérémy Ruez du Team sur le 10 km avec une 5ème place scratch et 2ème senior en 47’30’’
 

Florian Perret également du Team était sur le 25, avec une belle 53ème place.
 

Un grand merci aux organisateurs et aux bénévoles de ce beau trail, pour leur sympathie et leur gentillesse. Je reviendrai en 2012.